Les formations en apprentissage ont fortement progressé ces dernières années dans de nombreux secteurs, notamment dans les cafés, hôtels et restaurants. Mais que se passe-t-il lorsqu’un centre de formation d’apprentis (CFA) rencontre des difficultés ou ferme ?
Pour éviter que les apprentis ne se retrouvent sans solution, une cellule nationale d’accompagnement a été mise en place. Son objectif : assurer la continuité des parcours de formation et sécuriser les contrats d’apprentissage.
Pourquoi cette cellule nationale a été créée
Le développement rapide de l’apprentissage a entraîné la création de nombreux CFA ces dernières années. Si cette dynamique a permis d’élargir l’offre de formation, elle peut aussi entraîner certaines fragilités économiques pour certains organismes.
Lorsqu’un CFA rencontre des difficultés importantes ou cesse son activité, les conséquences peuvent être lourdes :
- interruption de la formation des apprentis
- incertitude pour les entreprises employeurs
- rupture possible des parcours professionnels.
La mise en place d’une cellule nationale d’accompagnement vise précisément à éviter ces situations et à coordonner les solutions lorsque la continuité de la formation est menacée.
Un dispositif pour accompagner rapidement les apprentis et les entreprises
La cellule nationale intervient lorsqu’un CFA est en situation de défaillance ou risque de ne plus pouvoir assurer ses formations.
Elle mobilise plusieurs acteurs de l’apprentissage afin d’organiser rapidement des solutions de continuité :
- les opérateurs de compétences (Opco)
- les services de l’État
- les Régions
- les réseaux de formation.
L’objectif est d’identifier d’autres centres de formation capables d’accueillir les apprentis afin qu’ils puissent poursuivre leur formation sans interruption.
Une coordination nationale pour sécuriser les parcours
La cellule a également pour rôle de centraliser les informations et de coordonner les actions entre les différents acteurs du système de formation professionnelle.
Elle permet notamment :
- d’évaluer la situation d’un CFA en difficulté
- d’anticiper les impacts pour les apprentis et les entreprises
- d’organiser la réorientation des apprenants vers d’autres organismes de formation.
Cette coordination vise à limiter les ruptures de parcours et à sécuriser les contrats d’apprentissage en cours.
Ce que cela change pour les entreprises du secteur CHR
Les entreprises qui accueillent des apprentis dans les métiers de l’hôtellerie-restauration, de la cuisine ou du service peuvent également être concernées.
En cas de défaillance d’un CFA, cette cellule doit permettre :
- de maintenir la formation de l’apprenti
- de sécuriser le contrat d’apprentissage
- d’accompagner l’entreprise dans la recherche d’une solution de formation alternative.
Pour les employeurs, cela signifie que le système prévoit désormais un dispositif de gestion de crise pour éviter qu’un apprenti se retrouve sans formation du jour au lendemain.
À retenir
Avec la création de cette cellule nationale, les pouvoirs publics souhaitent renforcer la sécurisation des parcours en apprentissage.
Pour les apprentis comme pour les entreprises, l’objectif est clair : assurer la continuité des formations même en cas de difficulté d’un organisme de formation.
Un dispositif encore peu connu, mais qui contribue à renforcer la fiabilité du système d’apprentissage.
Sources
- Opco EP – Apprentissage : mise en place d’une cellule nationale en cas de défaillance d’un CFA
https://www.opcoep.fr/actualites/apprentissage-mise-en-place-d-une-cellule-nationale-en-cas-de-defaillance-d-un-cfa - Ministère du Travail – Informations générales sur l’apprentissage
https://travail-emploi.gouv.fr

